Une éolienne terrestre, ou « onshore », est installée « sur terre » et se distingue d’une éolienne « offshore » qui est installée en mer, “au large ».
Une éolienne utilise l’énergie du vent pour produire de l’électricité. L’énergie cinétique (mouvement) du vent fait tourner les pales qui à leur tour font tourner le rotor. Cette rotation mécanique est ensuite transformée en électricité par la génératrice. Le transformateur adapte ensuite la tension de l’électricité produite avant de l’envoyer sur le réseau.
Trois principaux éléments composent une éolienne : – Le rotor, constitué de pales et d’un moyeu, se met en rotation quand il y a du vent. – La nacelle, située derrière le rotor, est composée d’une génératrice et d’un multiplicateur (ce n’est pas le cas pour tous les modèles). Le multiplicateur ajuste la vitesse de rotation pour optimiser cette conversion. La génératrice convertit l’énergie mécanique transmise par le rotor en électricité. – Le mât, aussi appelé la tour, porte les autres composants et donne toute sa hauteur à l’éolienne. Plus un rotor est placé haut, moins il subit de perturbations dues aux turbulences proches du sol (bâtiments, arbres…) et peut capter au mieux le vent.
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Une éolienne de dernière génération est capable de produire suffisamment d’électricité pour répondre à l’équivalent des besoins domestiques d’environ 4000 habitants chaque année.
Les éoliennes modernes sont en mesure de produire de l’électricité pendant environ 95% du temps. La quantité d’énergie produite dépend de la vitesse du vent.
De manière général, une éolienne produit de l’électricité plus de 95% du temps. Plusieurs situations peuvent conduire à l’arrêt d’une éolienne : • Un manque de vent ou des situations avec des rafales trop violentes. Selon les modèles d’éoliennes, si le vent est trop faible (inférieur à 10km/h) et si le vent est trop fort (supérieur à 90 km/h) pendant environ 60 secondes d’affilée ; • Pour des opérations de maintenance – cette indisponibilité ne représente que 1,5 % du temps, soit environ 5 jours par an ; • Lorsqu’il y a des études en cours sur le site (suivi environnemental, acoustique…) ; • Quand le réseau est saturé : s’il y a déjà trop d’électricité injectée sur le réseau et pas assez de demande, on limite la production des éoliennes pour éviter une surcharge, que l’on appelle « congestion du réseau ». Par exemple, quand il y a beaucoup de vent et de soleil mais peu de consommation (la nuit, un week-end, etc.), il arrive que la production d’électricité dépasse la demande. Ainsi, pour éviter de produire de l’électricité inutilement, certaines éoliennes sont alors mises volontairement à l’arrêt. Les éoliennes peuvent en effet être arrêtées à distance si nécessaire. Par ailleurs, avec le développement des solutions de stockage par batteries il est possible de pleinement profiter des périodes où il y a une abondance de production d’électricité éolienne ou solaire. En effet, quand il y a beaucoup de vent et de soleil mais peu de demande, ces installations peuvent stocker l’énergie en trop. À l’inverse, les batteries peuvent être sollicitées pour gérer les pics de demande quand par exemple le soir, le soleil se couche et que la consommation augmente.
La durée de vie moyenne d’un parc est d’environ 20 à 25 ans. Le démantèlement d’une éolienne est un processus strictement encadré et parfaitement maîtrisé.
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Selon le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), le solaire et l’éolien sont les solutions les plus efficaces et les moins chères à déployer pour réduire nos émissions de CO2. C’est aussi une source d’énergie infinie et les installations sont totalement réversibles. En effet, le cycle de vie d’un parc éolien est entièrement maîtrisé, de sa fabrication à son recyclage (plus de 95%).
En France, environ 60% de l’énergie que nous consommons (transport, industrie…) provient d’énergies fossiles (pétrole, gaz…). L’électricité ne représente qu’environ 25% de notre mix énergétique.
Pour sortir de notre dépendance aux énergies fossiles dont la combustion est la principale cause du changement climatique et de pollutions (air, mer…), il est indispensable d’électrifier nos usages (véhicules électriques, utilisation d’électricité dans l’industrie…). Selon les scénarios du Réseau de Transport d’Électricité (RTE), cela implique de développer massivement à la fois le nucléaire et les énergies renouvelables comme l’éolien, qui est rapide à déployer, et essentiel pour sécuriser l’approvisionnement énergétique tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre.
De plus, l’éolien et le solaire font partie des énergies les moins chères à produire dans le monde. De plus, la baisse du prix des batteries pour le stockage offre la possibilité d’augmenter la part d’énergies renouvelables dans notre mix énergétique à des coûts compétitifs, en complément du parc nucléaire.
C’est l’État qui fixe les objectifs à atteindre en matière de mix énergétique, via la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), et qui lance des appels d’offres pour les différentes filières (solaire, éolien terrestre et en mer…) afin de faire émerger les projets les plus compétitifs. Les installations sont construites par des acteurs privés tels que Kallista Energy.
Selon l’édition 2024 de l’Observatoire de l’éolien permettant d’évaluer les emplois et le marché de l’énergie éolienne en France, sur un total de 31 447 emplois en France en 2024, l’éolien reste le 1er employeur des énergies renouvelables électriques dans notre pays et la 2ème source d’énergie renouvelable électrique en France.
L’implantation d’un parc éolien dépend de nombreux critères externes à savoir : 1. La ressource en vent : le site doit bénéficier de vents suffisamment forts pour permettre une production d’électricité régulière ; 2. La distance entre les futures éoliennes et les habitations les plus proches. Une distance d’au moins 500 mètres est obligatoire ; 3. L’existence d’éventuelles servitudes aéronautiques (aviation civile ou militaire) ; 4. Les servitudes d’utilité publique liées à la protection du patrimoine ou de l’environnement, qui peuvent impacter le terrain ; 5. La facilité d’accès au site et les possibilités de raccordement au réseau électrique ;
En France, le développement d’un parc éolien dure en moyenne 7 ans. En Allemagne, par exemple, cette durée est de 5 ans en moyenne.
Cette durée comprend différentes phases : 1. La phase de développement, qui implique l’analyse de pré-faisabilité, concertation, études (environnementales paysagères, acoustiques…), consultation du public ; 2. La phase d’instruction par les services de l’état puis d’autorisation délivré par le préfet ; 3. La phase de construction, les travaux d’implantation et le raccordement des éoliennes au poste source.
Pour chaque projet éolien, une étude d’impact est obligatoire. Cette étude vise à évaluer les effets du projet sur l’environnement, la biodiversité, le paysage et le patrimoine local. Ces analyses sont confiées à des bureaux d’études indépendants, spécialisés dans divers domaines tels que l’acoustique, la biodiversité et le paysage. L’étude d’impact est accompagnée d’une étude de dangers, conformément à la réglementation relative aux installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE) dont font partie les parcs éoliens.
Ce sont des acteurs privés comme Kallista Energy, qui financent entièrement ces projets. Dans le cas de Kallista Energy, le groupe participe à toutes les étapes de développement (acquisition, développement, financement, construction, exploitation, démantèlement ou renouvellement / repowering). Aucun des coûts engendrés n’est à la charge des communes, des propriétaires de terrains ou des exploitants agricoles.
Les élus locaux sont impliqués en amont du développement du projet éolien. Ils participent activement au choix du site parmi les différentes zones proposées et peuvent aider le développeur du parc éolien à mieux apprécier les enjeux paysagers du projet grâce à leur connaissance du terrain. Ils sont également un relais pour diffuser de l’information auprès des habitants et proposer des temps de concertation. Chez Kallista Energy, des permanences d’information sont organisées pendant la phase du développement d’un projet pour tenir informés les habitants de la commune de son évolution. Différents types de concertation (enquêtes, permanences, porte-à-porte…) peuvent être proposés pour s’adapter aux spécificités du projet.
Une fois le projet déposé, une consultation du public est accessible en ligne par tous, afin de recueillir l’avis de la population locale. Toutes les pièces du dossier et notamment les éléments de l’étude d’impact sont mis à disposition.
Pour chaque projet éolien, en plus de la consultation du public organisée par la préfecture, Kallista Energy prévoit des permanences d’information pour informer les riverains, recueillir leurs avis et prendre en compte leurs préoccupations liées au projet. Plusieurs permanences peuvent être organisées dans les communes en fonction des évolutions du projet. Enfin, durant toute la durée du projet (en phase de développement, d’exploitation et même en cas de renouvellement), Kallista Energy reste l’interlocuteur unique des communes pour bâtir une relation de confiance avec toutes les parties prenantes.
Le chantier de construction d’un parc éolien dure en général 9 à 12 mois. Le montage d’une éolienne ne prend que quelques jours.
Une fois le parc construit, les chefs de projets et les opérateurs de Kallista Energy, basés en régions, restent en contact avec les élus locaux et s’assurent en permanence du bon fonctionnement de l’installation.
En France, la distance minimum réglementaire prévue entre une éolienne et une habitation est fixée à 500 mètres. Cette distance d’éloignement est spécifiée par arrêté préfectoral compte tenu de l’étude d’impact prévue à l’article L. 122-1.
Selon une étude réalisée en 2022 par l’Agence de la transition écologique (ADEME), il ressort que l’impact de l’éolien sur l’immobilier est nul dans 90 % des cas, et très faible pour 10 % des maisons vendues sur la période. Les biens immobiliers situés à proximité des parcs éoliens restent des actifs liquides : l’éolien ne bloque pas les ventes.
Oui, il est tout à fait possible d’installer des éoliennes sur des terres agricoles, sans nuire à l’usage premier du terrain. Les parcs éoliens sont majoritairement installés en co-usage sur des terrains agricoles ou d’élevage. En France, 83 % des parcs éoliens sont installés sur des zones agricoles selon l’ADEME. De plus, les parcs éoliens en France représentent 1,5% des terres agricoles contre 7 % pour les routes et transports et 47 % pour l’habitat individuel. De plus, une fois le parc éolien démantelé, la remise initiale du terrain est obligatoire pour permettre à l’exploitant de retrouver son activité agricole.
Du fait de leur hauteur, les éoliennes doivent respecter la réglementation française pour la sécurité aérienne civile et militaire. Elles sont équipées d’un balisage lumineux qui les rend visibles pour les avions. De manière réglementaire, pour améliorer la visibilité de l’éolienne, un feu blanc clignote en journée. Ce feu passe au rouge la nuit pour assurer la sécurité aérienne et limiter l’impact visuel pour les riverains et la faune locale. Des acteurs de la filière travaillent actuellement sur des solutions avec l’armée pour diminuer l’impact visuel de ces balisages auprès des habitants. Par exemple, des solutions existent déjà pour que les balises s’activent uniquement à l’approche d’un aéronef, c’est le cas en Allemagne depuis 2022 où les feux de balisage nocturne ne s’allument que lorsqu’un aéronef est détecté à proximité (moins de 4 km et sous 2000 ft). Toutefois, ces dispositifs ne sont pas encore inscrits dans à la réglementation en France.
À 500 mètres de distance des habitations (distance minimum obligatoire) le bruit provoqué par une éolienne est inférieur à 35 décibels et est donc moins bruyante qu’une conversation à voix basse. Il est à noter que les mesures sont effectuées à l’extérieur des habitations les plus proches. Depuis le 1er janvier 2000, la Nouvelle Réglementation Acoustique impose « une valeur minimale d’isolation aux bruits extérieurs de 30 décibels » ce qui rendent les éoliennes quasiment inaudibles à l’intérieur d’une maison.
Pendant la phase de développement du projet éolien, des études acoustiques sont réalisées avec des bureaux externes indépendants pour mesurer l’impact acoustique du futur parc afin d’identifier les modèles d’éoliennes les plus adaptés au site. Une fois le parc mis en service, des tests sont de nouveau réalisés pour vérifier que les seuils sont bien conformes aux exigences réglementaires (+3db la nuit et +5db la journée en fonction du bruit ambiant). Si ce n’est pas le cas, un bridage acoustique est mis en place afin de respecter le niveau sonore attendu (ralentissement de la vitesse de rotation dans certaines conditions pour réduire les émergences acoustiques). Enfin, les nouvelles éoliennes sont de plus en plus silencieuses, car elles sont équipées d’innovations technologiques permettant d’atténuer davantage les impacts acoustiques. Les nouvelles pales sont aussi équipées de « serrations » qui maximisent la production d’électricité et limitent les émergences acoustiques. Cette technologie s’inspire des ailes des chouettes (biomimétisme).
Oui, quand une éolienne produit de l’électricité, elle a l’avantage de ne pas émettre de CO2. Pour calculer l’empreinte carbone, l’ADEME a analysé l’ensemble du cycle de vie (fabrication, transport, recyclage) d’une éolienne. Elle émet en moyenne 12,7 g de CO2 par kWh, contre 490 g de CO2 par kWh pour le gaz fossile et 820 g de CO2 par kWh pour le charbon. De plus, le fonctionnement d’une éolienne ne génère pas de pollution de l’air. La pollution de l’air, issues de causes diverses (combustion d’énergies fossiles, transports etc.) est responsable de plus de 40 000 décès tous les ans en France.
Non, car les éoliennes ont une faible emprise au sol. Lors du démantèlement des parcs (entièrement aux frais de Kallista Energy), la totalité des fondations en béton est systématiquement excavée et les sols remis en état.
Toutes les études sont menées par des bureaux d’études externes spécialisés et indépendants et les résultats sont soumis par approbation aux services de l’État et pour autorisation du préfet.
Une fois le parc éolien mis en service, un suivi environnemental est obligatoire les trois premières années puis une fois tous les 10 ans, afin de s’assurer de l’efficacité des mesures environnementales prises.